Ouvert depuis trois ans, le bistrot de Dylan servait une trentaine de déjeuners par jour. « Nous étions en pleine croissance depuis plusieurs mois, fréquentation et chiffre d’affaire étaient en plein essor. La perte d’exploitation a été très forte. Nous avons dû fermer mi-mars, l’un de nos plus gros chiffres d’affaire mensuels côté bistrot, grâce à des événements programmés, en avril et mai aussi . Le staff se composait alors de six salariés. J’ai été dans la crainte de perdre mon entreprise, et dans l’incapacité de répondre précisément aux angoisses de mon équipe concernant la durée de cette situation. Nous nous sentions tous inanimés, partagions notre « mal au cœur » lors de nos échanges hebdomadaires en visioconférence. Force de l’habitude ? Besoin ? Je suis revenu chaque jour dans le bistrot. Parfois pour une courte visite, d’autres pour faire du grand nettoyage «de Printemps ».

« Passionnés, nous avions hâte de nous retrouver, d’accueillir nos clients »
Depuis le déconfinement, la situation reste délicate. Le staff est réduit à trois collaborateurs avec encore quelques heures en chômage partiel. « Nous avons engagé des charges pour l’ouverture, investi dans du matériel pour respecter les normes sanitaires, mais tous nos clients ne sont pas encore revenus. Le télétravail, moins de déjeuners, de pots après le travail (afterwork), mais aussi la crainte de la Covid-19 sont des freins pour la reprise. Nous ne programmons pas d’événements puisque nous ne pouvons dresser des tables de plus de dix personnes. Nous perdons 8 couverts sur 28 places assises initialement à l’intérieur et deux sur la terrasse. Les clients ne peuvent consommer debout, au comptoir. 50 % de pertes sont à déplorer sur juin. Il en sera sans doute de même pour juillet et août. Nous gardons espoir pour une reprise normale pour septembre ! ».
*Photo de couverture : Dylan Louvel du Bistrot l’Arrivée. (crédit photo : Glenn Vigouroux)


