Pouvez-vous présenter votre association : son histoire, genèse du projet… ?
Association Vivre Apsdr (Vivre Association de Prévention et de Sensibilisation aux Dangers de la Route) : depuis la création de "Notre Projet Création", nous nous sommes inspirés de l’existant et d’actions mises en place à l’école Esigelec par l’association Soirées Trajets Objectif Prévention (Stop) qui réalisait des événements en partenariat avec des discothèques de l’agglomération rouennaise.
Inversement mais à l’instar de Stop, nous estimions qu’il fallait ouvrir une brèche pour marquer les esprits et ainsi laisser une trace dans les mémoires collectives. Les cinq étudiants que nous étions, ont décidé de fonder Vivre qui représentera aussi bien ceux qui vivent avec des traumatismes physiques et moraux, ceux qui vivent avec le remords, et bien évidemment ceux qui nous protègent, nous soignent mais aussi nous verbalisent.
Formations, Informations et Préventions voilà en trois mots ce qui nous définit. Et loin d’être un gadget ou une espèce d’inutilité, Vivre est le fondement d’un état d’esprit.
À ce jour, quelles sont vos réalisations les plus importantes ?
La plus importante est de savoir que nous avons sauvé des vies !
Il est impossible de quantifier notre impact, mais en tant que membre bénévole, le primordial n’est pas de connaître l’efficacité que nous avons pu produire, mais simplement d’y avoir participé, et, qu’activement nous savons que le pire qui ne s’est pas produit nous est dû. Le slogan de notre structure loi 1901 est "les jeunes parlent aux jeunes : avoir vingt ans, c’est avoir de l’avenir". L’impact est donc largement diffusé et compris par ceux qui se mettent inconsciemment le plus en danger. À l’époque (NDLR : 2001) 25 % des tués sur la route avaient moins de 25 ans (contre aujourd’hui 1/5), quand, seulement cette tranche ne représente que 10 % de la population. Avec le recours de Monsieur B. Thery, cette communication a pu voir le jour au travers de médias tel que des diffusions de films lors de colloques en universités, classes ou entreprises.
Comment voyez-vous l’avenir de votre structure : futurs projets, objectifs… ?
Le besoin d’imaginer que les premiers sensibilisés sont nous-même, et que chacun de nos membres a été en première ligne pour affronter moqueries ou critiques. Notre message pouvait aux yeux des conducteurs incivils être moralisateur ou trop paternaliste. Ce que nous retenons après 23 ans d’existence, c’est que, même de front, nous devons lutter face à ce qui engendre des accidents. La prévention c’est de l’assistance (protéger et alerter).
Même face à l’inexpérience voire la méconnaissance, il faut se battre, car l’ignorance ne tue pas, la bêtise oui. Certaines maladresses peuvent tuer, et c’est là, qu’il faut secourir !