Mori Dojo Aïki, dont l’activité est l’enseignement et la pratique du Wanomichi Aïki, émergence de l’aïkido traditionnel d’Iwama (Japon), a participé au Téléthon 2025 organisé par la ville de La Bouëxière le 29 novembre dernier ; l’occasion pour Bruno Rosais et ses élèves de présenter leur discipline au public qui avait fait le déplacement pour cette manifestation.

Cet événement caritatif, organisé depuis 1987 par l’Association française contre les myopathies (AFM), a pour but de récolter des dons afin de financer des projets de recherche sur les maladies génétiques neuromusculaires (myopathies, myotonie de Steinert) essentiellement, mais aussi sur d’autres maladies génétiques rares.

    Depuis plusieurs années, l’intégration des personnes en situation de handicap ne cesse de croître dans les activités sportives. Parmi celles-ci, les arts martiaux occupent une place particulière du fait de leurs bienfaits physiques et mentaux. L’aïkido, basé sur des principes d’équilibre et d’adaptation, ouvre ses portes à un large éventail de pratiquants en situation de handicap. Cet art martial japonais se distingue par son approche unique qui combine mouvements fluides et philosophie de la paix. Dans la pratique de l’aïkido, on ne cherche pas à vaincre l’adversaire par la force, mais à rediriger l’énergie du partenaire pour éviter le conflit. Cette approche non violente et non compétitive en fait une discipline particulièrement inclusive. Les personnes ayant des handicaps physiques peuvent pratiquer l’aïkido avec succès car les méthodes d’enseignement sont adaptées pour répondre aux besoins spécifiques des pratiquants.

      Pour la 39e édition de cette journée consacrée à la collecte de dons, plusieurs personnes à mobilité réduite, principalement en fauteuils électriques, assistaient au programme proposé par Mori Dojo Aïki au sein du Dojo de La Bouëxière. Deux aspects principaux composent l’aïkido : le Taijutsu (les techniques à mains nues) et le Bukiwaza (l’étude du maniement d’armes en bois). Lors de cette séance d’initiation, elles ont pu découvir le Bukiwaza en s’essayant à quelques techniques au bokken (sabre).

      L’aïkido démontre ainsi que les arts martiaux ne sont pas réservés aux personnes valides. À la faveur de sa philosophie d’harmonisation, sa pratique offre une opportunité aux personnes en situation de handicap de s’engager dans une activité physique bénéfique, et ainsi renforcer leur confiance en elles.