En 2006, à Nantes, des citoyennes et citoyens créent la maison des adieux. Ce collectif partageaient une même expérience : avoir assisté à des obsèques civiles décevantes, expédiées, parfois indignes, laissant un sentiment d’amertume, de solitude et de manque de considération pour les proches. Le moment des adieux ne peut être réduit à une formalité sans humanité.
Il est difficile de parler de la mort ! Le sujet inquiète, dérange, fait peur. Pourtant, la mort est l’horizon commun de toute existence humaine. Alors pour l’aborder, la maison des adieux opte pour évoquer la vie !
Lorsque l’un de nous disparaît, c’est un maillon de la chaîne humaine qui se rompt. Les proches — parents, amis, relations — se rassemblent pour se souvenir, partager, se soutenir.
Depuis 20 ans, la maison des adieux milite, auprès des pouvoirs publics, pour l’ouverture de salles destinées à l’organisation de cérémonies civiles d’obsèques. Cette démarche s’articule autour des valeurs fondatrices de la République Française soit Liberté, Égalité, Fraternité.