Présentez-nous vos activités en quelques mots
Patrick Guillot, pour Groupe d’études sur les sexismes : Telle que définie dans nos statuts, notre activité consiste à "produire et communiquer de l’information sur les sexismes / promouvoir et mener des actions de tous ordres en vue de combattre l’influence des sexismes". Notre originalité en tant qu’association antisexiste est donc de travailler à déconstruire les deux sexismes (misogynie et misandrie), et non pas un seul (misogynie), comme le font les autres associations.
Quels ont été vos temps forts durant cette saison 2024-2025 ?
Patrick Guillot : Il faut le dire en préambule : le GES a malheureusement été confronté au décès de ses deux principaux inspirateurs, le québécois Yvon Dallaire et le suisse John Goetelen. C’est pourquoi, dans notre rubrique "Témoignages", nous avons publié le premier chapitre du livre de ce dernier, paru en 2006 et intitulé "La femme est-elle vraiment l’avenir de l’homme ?". Ceci en guise d’hommage, et aussi pour maintenir la mémoire de cet ouvrage remarquable, qui raconte l’histoire d’une fausse accusation de viol, mais qui n’est pas réédité et risque d’être oublié.
Nous avons pris position contre la loi paritariste d’avril 2025, qui impose la constitution de listes paritaires aux élections municipales pour les communes de moins de mille habitants. Nous avons réalisé un dossier intitulé " Emploi, salaires, temps de travail".
Enfin nous avons soutenu les actions du Collectif "Défendre les enfants" : pour l’extension du 3919 aux hommes / pour la présomption légale de résidence alternée.
Quel bilan faites-vous de cette année ? En êtes-vous satisfait ?
Patrick Guillot : Notre notoriété reste faible, mais notre travail se révèle pleinement utile par le fait que nous abordons des thématiques qui, pour la plupart, ne le sont nulle part ailleurs. Mais qui, parfois, trouvent un écho : c’est le cas de l’extension du 3919 aux hommes, une revendication qui était présente dès les débuts de notre association, et qui est désormais reprise par les associations de pères divorcés.
Comment pensez-vous aborder la saison prochaine ?
Patrick Guillot : Positivement. La réalité et le danger du sexisme sous sa forme misandre sont des constats de plus en plus partagés dans la société. Nous continuerons de mettre à disposition nos références et notre expérience de plusieurs années pour conforter et amplifier cette prise de conscience.