Retour des premières projections avant de s’approcher des lieux de tournage

Vendredi 28 novembre, avant-première en Normandie, au cinéma le Long-courT à Coutances, 43 spectateurs.

Dimanche 30, surprenante assemblée au Faouët lors du premier ciné-débat sur l’habitat écologique alternatif organisé principalement par l’association HALEM.

Dès la fin de la projection du documentaire, chacun des 50 spectateurs qui remplissaient la salle du Grand Manger s’est immédiatement mis à parler avec ses voisins proches. Après plusieurs minutes, en tant que réalisateur je me présente devant le public mais les discussions inaudibles à distance se poursuivent avec effervescence. Émilie et Vincent, membres des associations Halem et Mycélium' Nature et Construction viennent me rejoindre, mais les conversations restent toujours très animées, Ces maisons confortables et très bon marché, en ballots de paille enduits de terre, ont vraiment suscité leur intérêt ! Les paillourtes commencent d’ailleurs à se multiplier dans les environs. C’était amusant de constater comment les trois personnes présentes pour animer le débat restent ignorées. Après près de 10 minutes de brouhaha, nous sommes intervenus pour permettre un débat commun entre public, réalisateur et associations spécialisées, l’une dans l’aide à la construction, et l’autre dans l’aide juridique.

Lundi 1er décembre. Ambiance complètement différente au cinéma Ti Hanok d’Auray, après la projection de ce même documentaire sur les paillourtes.

Cette fois-ci, les 25 personnes présentes au cinéma ont affronté la pluie et le vent avant de venir. Elles écoutent attentivement Stéphanie, de l’association Mycélium' Nature et Construction, raconter les détails de son aventure pour construire sa paillourte avec extensions, ou plus exactement sa « maison triangulaire aux angles arrondis », c’est ainsi qu’elle a présenté son habitation lors de sa demande de permis de construire en plein cœur du village. Situation inédite pour une paillourte ! La plupart de ces habitations se situent à la campagne ou en lisière de forêt, car elles sont réalisées à plus de 90 % avec des matériaux bruts prélevés directement dans la nature environnante.

La paillourte permet de multiples adaptations. Habitat minimaliste, sa structure circulaire permet des extensions dans n’importe quelle direction souhaitable pour s’adapter au terrain. Stéphanie a pris la décision de construire les extensions en même temps que sa paillourte, ce qui explique cette implantation de forme triangulaire, afin d’avoir immédiatement l’espace suffisant pour le confort de sa petite famille. Le pari est osé car cette construction en paille porteuse nécessite d’être bien protégée des intempéries durant le chantier jusqu’à la pose de la bâche epdm en couverture. Bravo car les protections ont bien résisté aux tempêtes et le résultat est magnifique (voir photo intérieure jointe).

Mardi 2 décembre 59 personnes sont venues voir le documentaire au Ciné Manivel. Jean Marc de l’association Libres-Toits participait au débat avec le réalisateur.

https://www.librestoits.com/l-association/

Ces soirées ciné-débats continuent chaque jour en Bretagne jusqu’au dimanche 7 décembre. Les 4 prochaines projections auront lieu dans les cinémas à proximité de Brocéliande, proche des lieux du tournage (Bréal sous Monfort, Saint-Méen-le-Grand, Romillé, Ploërmel), et la dernière à l’Arvor à Rennes. La plupart en présence du concepteur des paillourtes, Gurun Manrot.

Plus d’informations sur http://lepaysdespaillourtes.fr/

#CINÉ-DÉBATS